Patrick de Carolis défend son indépendance (02/07/08)
envoyé par rtl-fr

" Le compte n'y est pas ! " Un entretien à RTL au goût de panache mais au parfum de démission pour Patrick de Carolis. Déjà malmené, ce chiraquien convaincu va rejoindre le placard de la nouvelle entité du service public audiovisuel le SarkORTF.

Démantelé ( réduction du nombre de rédactions, ce qui est un comble pour un groupe estampillé de proximité), exsangue économiquement ( suppression de la publicité et de facto de 300 postes à la régie publicitaire), nouveau financement probablement retoqué par le conseil européen, le service public audiovisuel servira au mieux de porte-micro lors des différentes AG des conseils régionaux. La gauche l'a rêvé, Sarko l'a fait. Il fallait certes repenser le service public mais il fallait le faire il y a 22 ans, comme alternative au privé.

En 2008, le télespectateur a apprivoisé la pub : S'il choisit de regarder la 2, la 3...ou TF1 c'est en tout état de cause et la pub est un faux problème. Les chaînes publiques sont les seules à ne pas "couper" pendant les séries, les films, ne proposent pas de télé-réalité, permettent via "l'hebdo du médiateur" ( france 2) au citoyen d'avoir accès au porte-voix télévisuel.

Quant à "l'exemple" BBC, n'oublions pas que la mutation de ce groupe s'est fait force forceps et que la BBC décline des concepts de Real-TV.