29 juin 2009
36 piges
Je n'aime pas trop fêter mon anniversaire. Non pas par peur du temps qui passe, au contraire chaque année je suis heureux d'être encore vivant pour pouvoir le fêter. A écrire les années qui passent me renvoient immanquablement à toutes les choses que je n'ai pas encore accomplies et qui sont remises au lendemain.
Mais cette année je suis heureux. Heureux car entouré de gens qui par leur présence, leurs pensées ont manifesté à mon égard une dose d'amitié qui a fendillé ma posture misanthropique. Et croyez moi, ça fait un bien fou de savoir que des gens aussi différents les uns des autres ont pensé à moi.
Mes pensées et mes remerciements les plus sincères à toutes celles et ceux qui ont réussi à me tirer un large sourire durant tout ce Week-End. Bon j'arrête là la guimauve, ça colle trop et me sied mal.
26 juin 2009
Michael Jackson, le pathos planétaire
Sitôt mort, les hommages, les nécrologies et les pleurnicheuses professionnelles se répandent dans tous les médias. Sitôt mort, l'icône devient intouchable et l'artiste a droit a une hagiographie en Mondo-Vision qu'aucun saint d'aucune religion n'aurait espéré.
Il faudra s'y faire : Nous vivons désormais dans une planète en mode Pathos où le lien entre des millions d'individus se résume à des émotions massives.
Hosanna, Michael Jackson rentre au panthéon de la mémoire collective sans avoir trouvé un vaccin contre le SIDA, sans avoir guéri le cancer. Quid de l'Iran ? Des millions d'êtres humains qui crèvent la dalle ?
Dès hier soir et durant toute cette journée, tous les médias vont nous abreuver de la vie, de l'oeuvre de Michael Jackson en prenant soin d'occulter les zones sombres de l'homme qui accessoirement fût accusé de pédophilie. Michael Jackson est mort, un prédateur sexuel s'en va, les petits enfants du monde entier lui disent merci.
Les séquences musicales ininterrompues se succèdent à la radio et confinent à la nausée, les télévisions déversent leurs images, nous vivons en Mondo-Pathos. Aujourd'hui, les larmes sont de rigueur. Ayons une petite pensée au passage pour tous les sosies de Michael Jackson qui viennent de perdre leur gagne-pain. Saleté de crise !
22 juin 2009
Crise des Médias
Issu d'une formation journalistique mais ne bénéficiant d'aucun réseaux me permettant enfin de décrocher un CDI ou tout au moins un poste me permettant d'envisager ma situation financière à plus d'un mois, je cumule petits boulots alimentaires tout en maintenant mes illusions concernant la possibilité de travailler dans ce secteur d'activité.
Pudiquement, je suis donc un journaliste-blogueur-chroniqueur-annaliste-éditorialiste indépendant.
Longtemps, je me suis demandé ce qui différenciait les Journalistes de ces nombreux anonymes qui émaillent la toile de Posts souvent tout aussi pertinents.
La seule différence ? Le journaliste citoyen indépendant non estampillé carte de presse n'est pas payé pour pondre de telles énormités qui font la Une.
Je vous laisse juge. Ici, il n'est même pas question de coquille, d'une mise en page bancale mais bel et bien de la preuve d'une inculture crasse de toute la chaîne de production de ce quotidien à forte notoriété. Si le net tue le papier, ce ne sera pas notre faute, mais bien celles des médias traditionnels qui jour après jour continuent de se décrédibiliser aux yeux du public tout en stigmatisant les autres formes d'accession à l'information.
Maintenir ses privilèges, tel est l'unique combat d'une profession qui faute de décloisonner son mode de fonctionnement se sclérose.
Source : sebmusset

