Quick_drive_Huit établissements de la chaîne de restauration rapide Quick ont décidé de tester des sandwiches halal c’est à dire conforme au rite d’abattage des animaux destinés à la consommation prescrit par l’Islam et de supprimer le porc de leur carte. Quick n’est pas la seule entreprise à s’intéresser à la clientèle musulmane. De nombreux groupes agroalimentaires, distribués en grandes et moyennes surfaces ont investi la " niche " musulmane.

Pour ces entreprises dont le principal moteur sont les bénéfices, la question religieuse ne se pose pas. Il s’agit simplement d’attirer une nouvelle clientèle et d’augmenter leurs parts de marchés. Le fondateur du site Al-Kanz interrogé par LePost.fr analyse cette initiative et d’aucuns se défendent de voir dans ce test le résultat d’un groupe de pression religieux communautaire. Dont acte. Après tout, libre aux musulmans d’acheter des sandwiches Halal tout en vendant leur religion sur l’autel du consumérisme. Libre aux musulmans de manger de la Junk-Food jusque là réservée aux non musulmans.

Le plus étonnant dans cette histoire de hamburgers est la prise de position de l’état. Depuis 2006, la chaîne Quick appartient à la Caisse des Dépôts et Consignations et par conséquent à l’état. L’état qui donc bafoue par-là même le principe de laïcité. En effet, en supprimant de sa carte le porc, Quick entache le modèle laïc à la française en décidant de favoriser délibérément une religion au détriment d’autres religions et croyances, en lui octroyant des privilèges qui excluent les non-musulmans.

L’état français actionnaire majoritaire de Quick a donc décidé au nom d’une réalité économique de sacrifier un des principes majeurs de la république, ouvrant ainsi une brèche aux nombreux communautarismes qu’ils soient ethniques, culturels, religieux, sexuels, (etc, etc) fragilisant davantage le modèle républicain français à vocation universaliste au profit de l’argent roi.