dscn118212198282041Il en va de la béquille discursive comme il en va des modes, une nouvelle apparaît qui chasse l'ancienne devenue par trop obsolète. Si le célèbre "Au niveau de" très typé 80's est tombé en désuétude depuis quelques années, un successeur a depuis fait son apparition.

Pour ma part, j'ai constaté l'ampleur de l'utilisation de cette béquille adverbiale l'année dernière lors de la diffusion de l'émission de télé-réalité estivale de TF1 "Secret Story 2". Ponctuant immanquablement les phrases de FX, l'adverbe incriminé a depuis contaminé toute la sphère médiatique au point de se retrouver dans la bouche de politiques, de journalistes, bref de gens insoupçonnables d'une quelconque faiblesse langagière au vu de leurs cursus respectifs.

Et pourtant, ma semaine de télespectateur et d'auditeur fût envahie de l'adverbe. Des personnalités telles que Laurence Ferrari ou Mazarine Pingeot auront émaillé leurs interventions respectives de l'adverbe lors de leurs passages dans l'émission de Michel Denisot "Le Grand Journal" sur Canal Plus. Certes, l'adverbe est commode pour quiconque souhaite appuyer le propos, conclure ou se dégager en douceur face à un malaise. Tout de même ! Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire vous viennent aisément. L'inflation de l'utilisation de l'adverbe continuera t-elle ? La pandémie nous guette t-elle ?

Voilà.