02 janvier 2009
Super robots et Japanimation
1945-1970 : Une révolution en marche
1945, un seul pays sort renforcé de la deuxième guerre mondiale. Ce sont les USA, pays épargné, fort parmi les faibles qui deviennent la super-puissance dominante qui sous couvert de visées philanthropiques vise à asseoir davantage son hégémonie mondiale et ce dans tous les domaines.
La culture n’échappe pas à son ambition tentaculaire et toute une génération découvre avec émerveillement les dessins animés de Walt Disney et autres Looney Tunes. A cette époque, les USA fort de l’american way of life distille leurs rêves à un monde sous tutelle démuni. Comme beaucoup d’enfants de son âge, Go Nagaï s’émerveille devant ces dessins animés, il ne sait pas encore que son œuvre sera à l’origine d’une alternative et d’une révolution dans le monde du dessin animé.
Le monde entier veut croire en un autre rêve d’autant que la période des 30 glorieuses apporte son lot quotidien de bien-être, d’innovations techniques. Le rêve matérialiste atteint son apogée avec le perfectionnement des techniques de vente ou marketing moderne. Les vaincus d’hier qui ont rebâti sur des bases industrielles nouvelles dégagés des contingences militaires auxquelles elles ne pouvaient d’ailleurs plus prétendre, deviennent les champions du moment et commencent à inquiéter le colosse américain.
Ainsi, dans les années 70, le Japon inonde les USA avec des petites voitures solides et fiables et peu chères, la montre digitale se vend comme des petits pains, s’ensuivra le walkman. La stratégie en vol d’oiseau a porté ses fruits, le japon peut maintenant se permettre de proposer ses héros, son modèle culturel.
La Japanimation connaît alors dans la décennie 70-80 un âge d’or incontestable. A des années-lumière de Mickey, le pays du soleil Levant se révèle au monde. Goldorak donne un coup de boule à Superman et instaure des nouvelles techniques d’animation, impose un nouveau style graphique et surtout devient l’icône de toute une génération comme le fit Mickey 30 ans plus tôt.
Mâtiné de Samouraï et de machine-outil, le robot japonais des séries animées des 70-80 se lie de connivence avec les fabricants de jouets. Les studios rivalisent alors de créativité, l’inflation gadgétisée réjouit à la fois les gamins avides de spectacles et les fabricants de jouets avides tout court.
Afin de mieux comprendre cette révolution culturelle, tâchons de comprendre d’abord les fondements de cette inspiration débridée.
La naissance d’une exception culturelle :
Postulat japonais de base, le robot est l’avenir de l’homme. Que ce soit dans le domaine de l’industrie lourde, dans les tâches ménagères, il est omniprésent. Quoi de plus normal dès lors de le retrouver sur les écrans de télés en tant que héros à part entière ! C’est le Japon qui donne vie à cette nouvelle entité inhumaine et robotisée.
Deux conceptions issues de deux courants de pensée émergent alors :
La première est fortement marquée traumatisée par le sort du japon à la fin de la deuxième guerre mondiale mondiale. Brisée et contaminée voire condamnée par deux bombes atomiques, le Japon repense son identité et sa survie en tant que peuple. Dans cet univers mortifère, seule une nouvelle forme d’humanité peut survivre et ce nouvel être humain sera humanoïde. Ainsi naît Astroboy (Astro le petit robot), réponse animée et existentialiste à un monde sans repères.
L’autre conception plus récente coïncide avec le boom économique du japon. Le pays du soleil levant devient de l’avis de tous les experts la référence capitaliste, tant au niveau de la gestion des hommes comme des ressources. Le japon inonde le monde de ses productions et d ‘aucuns de louer ces employés modèles, fidèles rouages de conglomérats mondiaux. Dans cette décennie apparaît le Samouraï moderne sous la forme d’une machine outil inféodée à un seigneur de la paix, Goldorak pouvait prendre son envol et le Japon sa revanche pacifique.
Le robot et le dessin animé
L’exploitation du robot dans une œuvre audiovisuelle date de l’après deuxième guerre mondiale .Mais à l’époque, le cinéma déjà tenu par Hollywood ne voyait dans le robot qu’une menace parfois à peine déguisée du péril rouge. Lourd en métaphores et en intentions destructrices, le robot était –sauf trop rares exceptions- voué à terminer en boîtes de conserves. L’innovation japonaise réside dans le fait que le thème du robot est exploité en dessin animé et surtout le robot est ici le sauveur de l’humanité. Il devient l’apôtre d’une société moderne qui croît au dieu progrès ou plus prosaiquement aux contenus technologiques à haute valeur ajoutée. Outre le fait d’être une machine efficace, le robot en DA reprend un imaginaire féodal nippon complètement exotique pour les occidentaux : Le samouraï.
A une époque ou Bruce Lee étale son Kung Fu dans les salles de cinéma, la TV s’empare de ces Samourai de Science-Fiction pour enfants. Non seulement le Japon va créer un nouveau style d’animation, mais il va de surcroît nous abreuver de cet imaginaire inconnu et attirant.
La référence à la féodalité peut apparaître comme archaïque à des occidentaux expurgés de toutes baronnies mais les studios d’animation enveloppent ces guerriers dans un habillage coloré ,le tout dans un univers High-Tech et futuriste accrocheur. Le concept de Sci-Fi Mécha était né.
09 septembre 2008
Hollywood se débride
Loin d'abandonner le patrimoine culturel populaire US qui permet de belles recettes si les ingrédients sont au rendez-vous, Hollywood, mondialisation oblige, se tourne vers l'Est, vers le deuxième plus grand producteur de DA au monde, à savoir le Japon.
Les experts ont remarqué cette tendance forte : Bien que solidement ancrés dans le terroir yankee, les Comics et autre Cartoons doivent désormais compter avec la Japanimation et les Mangas. Désormais, les parents et leurs enfants sont autant " rôdés" aux japoniaiseries qu'aux héros musculeux made in marvel. Afin de capter ce nouveau public, afin que cette nouvelle niche n'échappe pas aux producteurs américains, Hollywood achète à tours de bras les licences nipponnes de nombreux mangas. Hors de question que cette manne providentielle leur échappe.
Tradition de l'Ouest aidant, le chemin sera long avant d'attendre l'Eldorado et les pionniers sont reconnaissables aux nombres de flèches fichées dans leur dos. Les frères Wachowski en dégainant les premiers en savent quelque chose. Bien que techniquement " flashy", au casting international ( on y retrouve même Melvil Poupaud), Speed Racer n'aura été qu'un semi-succès (ou un semi-échec c'est selon) mais annonçait la future tendance ci-dessus décrite. Mais c'est fois-ci, pas question de prendre de risques en adaptant d'obscures séries. Hollywood tape fort en annonçant les adaptations de Gatchaman et d'Astroboy, rien que ça !
Gatchaman, ce nom ne vous sans doute rien. Par contre vous connaissez son adaptation française sous le nom de : " La Bataille des Planètes". Série d'origine nipponne rachetée et re travaillée pour le marché US, c'est cette version ketchup que les trentenaires français auront pu voir à la télé, entre deux Goldorak et un Albator. Avec Gatchaman, aucun risque : Les parents, en tout cas ceux qui sont fans de Japanimation, se feront un plaisir d'accompagner les bambins au ciné, ou de donner leur aval. Les plus jeunes, quant à eux feront le lien entre ces oiseaux colorés et les Power Rangers. Des US au Japon en passant par l'Europe, Hollywood va ratisser large !
Et la future adaptation en cours, à savoir celle d'Astroboy, confirme l'hypothèse. Comme les Gatchaman, cette série hyper populaire au japon a déjà eu les faveurs de nombreuses diffusions télévisuelles à travers le monde. De plus, la thématique d'Astro n'est pas sans rappeler celle de Pinocchio, le conte de fées continue, en ce XXI ème siècle, il devient cybernétique.
11 décembre 2007
Japanimation 80's, le Retour !
Venu de nulle part et retourné aussi sec dans l'étendue des limbes de la nostalgie des fans de Japanimation, le mercenaire de l'espace aux allures de Belmondo, aux gadgets de James Bond re-pointe le bout de son cigare.
En effet, Buichi Terasawa envisage une nouvelle série animée de sa plus célèbre création : Cobra ! Une façon de fêter dignement les 30 ans d'un héros dont les aventures n'ont pas prises une ride.
Autre série mythique s'il en est, " Les Mystérieuses Cités d'Or" sont de retour, cette fois-ci sur grand écran, en 2D/3D et toujours sous la férule de Jean Chalopin. Le scénario serait un condensé de la série télé et le film un test qui -si réussi- serait annonciateur de nouvelles aventures d'Esteban , Tao et Zia.
Enfin, en état de production et en live-motion, San Goku lâchera ses Kaméha-méha dès l'été 2008. Justin Chatwin est san Goku, James Marsters Piccolo ( satan petit coeur), Jamie Chung, la future femme de Goku, le tout écrit et réalisé par James Wong pour un tournage au Mexique !
Au pays du Soleil Levant, les héros ne meurent jamais. Banzai !!!
29 décembre 2006
Ufo Senshi Dai Apolon
Studio Eiken Années de Production 1976-1977, Auteur Kariya Tetsu, 26 épisodes de 30 mn. Dans la Jungle des méchas, certaines créations sont atypiques et force est de constater que Kariya Tetsu a dû tater de la bouteille à Saké de nombreuses fois -drame de la page blanche sans doute- avant de réussir à nous pondre ce Mécha, digne représentant de la douce folie qui secoua tel un Tsunami tous les studios d'animation japonais des années 70 qui eux aussi voulaient leur Goldorak maison ( dans cette même catégorie, lire le post dédié à Ginguiser). Ne pouvant égaler le maître Go Nagai qui avait déjà phagocyté le marché en proposant, Méchas terriens, extra-terrestres, magnétiques, nucléaires, préhistoriques, archers médiévaux, le Studio Eiken propose donc Ufo Senshi Dai Apolon, littéralement le Grand Apollon. Heu, je sais bien que la notion de beauté est subjective mais tout de même, le dieu de la beauté est plus que prognate au pays du soleil levant et n'est pas sans rappeler un joueur de Football US. Et c'est là que réside la trouvaille de Kariya Tetsu : Un Mécha au look de Footballeur US au pseudo digne du mois de Juin du calendrier des " Dieux du Stade". Bien que farfelu, ce Mécha ne doit rien au hasard et s'inclut dans une pensée mondialiste de la part du Studio. Ufo Dai Apolon est une forme de retour à l'envoyeur et aussi une volonté du Studio d'exporter la culture populaire nipponne enrobée d'une touche Yankee.Y'a pas de raison que Hollywood soit la seule à vendre du Superman et du Mickey, nom d'un Sushi ! S'inspirant donc du Football US devenu populaire par l'occupation des troupes américaines sur le sol nippon,la particularité de ce Mécha est de ressembler à s'y méprendre à un Quaterback sauce Samouraï. Gonflant dans la Sur-Enchère alors de mise, Dai apolon est composé non pas de 1 ni de 2 mais bien de 3 robots distincts, pilotés par 3 pilotes différents qui, une fois assemblés donnent lieu à l'Apolon. Quant au reste, le cahier des charges est bien respecté : les méchants sont méchants, les gentils, gentils, l'équipe rappelle les Bioman, la fille est habillée en rose, le héros en rouge avec une coiffure Alcor qui fera les beaux jours de San Goku, un anime kitsch qui n'aura passé que les frontières transalpines et ibères.On se demande pourquoi.. Source http://www.animeka.com/animes/detail/ufo-senshi-dai-apolon.html |
11 septembre 2006
Optimus Prime is Alive !!!!
Transformers : Optimus Prime Clip
envoyé par astre
Optimus Prime est désormais vivant et prêt à combattre les Decepticons ! Le Kid-Movie de 2007 réalisé par Michael bay est en post-prod et au vu des dernières images, on ne peut que s'attendre à du grandiose tendance pyrotechnique! Pour le reste, histoire bubble-gum et pop-corn seront de rigueur pour ce remake de la série animée nippo-américaine mettant en scène deux tribus de robots échouées sur terre.
Post Connexe : http://gregor.canalblog.com/archives/2006/02/index.html
Infos : http://www.imdb.com/title/tt0418279/
18 février 2006
Le retour d'Optimus Prime !
" Transformers plus que le réel !"
La série animée américano-japonaise des années 80 est de retour mais cette fois-ci sur grand écran ! Produite par DreamWorks en collaboration avec Hasbro , l'affrontement des Autobots et des Décepticons est prévu pour le 4/07/2007 aux USA. Michael Bay (Pearl Harbour) est aux manettes pour ce qui s'annonce comme le Kid Movie de l'année prochaine.
Bref rappel : Sur une singulière planète située bien au delà du système solaire, Cybertron, dont la particularité est d’être entièrement constituée de métal et de d’abriter des êtres robotiques et capable de transformation, une guerre civile fait rage depuis maintenant des temps immémoriaux, opposant les pacifiques Autobots aux Decepticons, assoiffés de conquête et de pouvoir.
Les incessants conflits ont vite fait de provoquer une pénurie énergétique bilatérale, obligeant ainsi le leader des Autobots, Optimus Prime, à partir à la recherche de nouvelles ressources accompagnés d’une poignée de soldats à bord de l’Ark. Les Decepticons, dirigés par le cruel Megatron, se lancent à leur poursuite, mais les deux clans se retrouvent pris dans une pluie de météorites et vont s’écraser sur la troisième planète d’un système, la Terre, alors à l’ère préhistorique…
En France, la série a été diffusée en 1986 sur Canal Plus dans l'émission Cabou Cadin et rediffusée en 1988 sur Antenne 2 dans l'émission Récré A2. Très populaire au Japon et aux USA, cette série connut un succès en France notamment grâce aux nombreux jouets et produits dérivés qui furent issus de la série dont le "majestueux" Optimus Prime commandant en chef des AutoBots.
Le film devrait reprendre le principe de la pub pour la Citroen C4. Comme tout Blockbuster qui se respecte, les produits dérivés sont déjà commercialisés et Activision travaille sur un nouveau jeu vidéo.
En attendant les Transformers du troisième millénaire, je vous propose un coup d'oeil dans le rétro de la nostalgie avec le générique en Real Player de la version animée des années 80. Generique_Transformers.rm
Casting Complet http://www.allocine.fr/film/casting_gen_cfilm=60502.html
DreamWorks et Transformers http://www.transformerslive.com/
Jeu Vidéo http://www.atari.com/transformers/
DVD de la Série http://www.declic-images.com/declic/index.php?anim=fiche&id_serie=641
23 décembre 2005
Goldorak Garcimore
1977, les oeuvres de Go Nagaï dominent l'univers des Méchas. Solidement ancrées dans le paysage audiovisuel nippon, ces séries novatrices font figure de référence et restent indéboulonnables, ne laissant aux autres studios que quelques miettes. Pour contrer cette hégémonie, la concurrence s'organise force plagiats et créativité. Créativité qui prend parfois les formes les plus farfelues. Un robot, tombé depuis dans les oubliettes de la Japanimation témoigne de cette folie douce. son nom : GINGUISER
Avec un nom évoquant plus un cocktail pétillant concocté par Isaac qu'un Mécha, le sort de Ginguiser semblait déjà scellé dès sa naissance. Bien qu'affublé du suffixe "zer" qui sied à tout super robot digne de ce nom, Ginguiser ne peut revendiquer la filiation avec ses dignes prédecesseurs que sont Mazinger ou Grendizer.
Si l'on rajoute à celà un scénario manichéen que n'aurait pas renié un Roger Corman anémié, on constate que ce Mécha était fortement handicapé pour faire face aux créations lancées à la même époque que sont Dangard ou Voltes V.
Dés lors, me demanderez vous, où se situe l'intérêt de cet anime qui ne fait que somme toute repomper les vieilles bonnes idées des autres ? Après vous avoir tenu en haleine, je vous livre le secret de Ginguiser ( roulement de tambour...)
Ginguiser est le premier Mécha magicien, mix de Goldorak et de Garcimore, alternant à la fois massue médiévale et lancer de cartes à la Cat's Eyes.Toute l'innovation du studio Nippon Animation tient là : Avoir su créer un Mécha décalé, sorte de guerrier prestidigitateur.
D'ailleurs, toute sa silhouette trahit son appartenance à la confrérie des magiciens. Son torse est orné d'un pique et là où Goldorak assénait un tonitruant Pulvonium, Ginguiser lance le rayon de pique et comme si cela ne suffisait pas, des cartes à jouer finissent d'achever un ennemi qui semble t-il tremblait d'effroi face à ce déferlement de violence.Pour parfaire le tableau, la base secrète de Ginguiser se situe-je vous le donne dans le mille-dans un parc d'attraction!
Luna park le jour,base high tech et centre nerveux de la résistance contre l'oppresseur la nuit! Tandis que ses confrères cherchaient la cache absolue, vivant reclus et coupés du monde, l'équipe de Ginguiser s'expose au plein jour, appliquant à la lettre la devise de ce général-mort lors d'un exercice de camouflage : "le meilleur moyen de ne pas être démasqué consiste à être vu de tous". Totalement intégrés dans cette société à laquelle ils procurent bonheur et grandes roues,l'équipe de Ginguiser s'active en secret pour parer les offensives extra-terrestres.
Et 26 épisodes de 26 minutes chacun auront eu raison des abominables méchants. pour la petite histoire, Ginguiser est l'objet d'un véritable culte aux Philipines qui dépasse de loin le succès de Goldorak en France! Autres pays, autres moeurs!
En Europe, seule la télévision italienne aura tenté l'aventure Ginguiser sans jamais rencontrer son public mais tout en restant néanmoins une création originale et attachante, appréciée des fans transalpins de Méchas.
http://www.youtube.com/watch?v=O_z_psGD6Jk
03 décembre 2005
Mon Dieu, "Ils" ont tué Goldorak !
Pas plus tard que Lundi 28/11 je découvrais avec force concupiscence et langue qui pend à l'instar du loup de Tex Avery -l'ultime et dernier coffret- de LA série qui berçat mon enfance.
Le mercredi même rituel : nous jouions tous ensemble, certes avec des centres d'intérêts divergents, aux cow-boys, à Starsky et Hutch, au foot mais l'appel maternel faisait un écho unanime dans tout le quartier et cette clameur grondait enflait , l'heure H éclatait : C'est Goldorak ! En 2 temps, 3 mouvements, la rue était vide et les bambins littéralement scotchés pour suivre les aventures du Prince D' Euphor et de sa formidable machine: Goldorak ! Et que je te casse de l'Antérak et du Golgoth, non Alcor ne viens pas,tu n'es pas de taille ( comme si c'était une question de taille...!), bref des souvenirs de gosses qui nous permettaient de mieux nous retrouver au bout de 21 minutes pour la séquence " On refait le match".
Bref, du bonheur à l'état pur, sensation enfantine que je ne pensais plus retrouver. Et là PAN début Novembre 2 coffrets en vente par Déclics Images. Trop fort! Après Cobra, Déclics Images réedite la série qui m'a fait découvrir la Japanimation. Mes parents ont eu Walt Disney, j'avais la Toei Animation. Fébrilité mêlée de curiosité pour les dits coffrets, je me renseigne sur le web qui fait état d'une procédure judiciaire,salmigondis de propriété intellectuelle et artistique bref un embroglio dont le résultat final tombe comme un couperet, guillotinant la seule part d'enfance et d'innocence qui luttait encore: Les DVD édités par la société Déclics Images sont retirés de la vente.
Une sombre histoires de droits et d'ayants-droits, une sinistre fable digne du Grand stratéguerre,toujours est-il que seule la Toei Animation peut se prévaloir de la vente,de la distribution et de la commercialisation de la série. Ceux qui ont crus- de bonne foi-accéder enfin au Saint Graal sont floués,certains ruminent " je l'aurai un jour,je l'aurai" et d'autres enfin comme votre serviteur sont dégoutés...Dégoutés car finalement Goldorak n'est qu'une cash-machine, un jackpot potentiel,le trésor de guerre de Toei Animation.
Voyons les choses en face: Le dvd grand public a 5 ans d'âge, Toei Animation ne moufte pas. En 2004, un coffret collector sur UFO Robot Atlas Grendizer-aka Goldorak pour la France-sort au pays du soleil levant et la Toei n'envisage pas une sortie pour l'Europe. Déclics Images leur coupe l'herbe sous le pied et là, la machine de guerre se met en route: Non pas pour annoncer "LA" version ultime, le coffret collector qui réunirait l'intégrale,les longs métrages,des goodies,un livre,des jouets que sais-je. Non ,rien de tout cela,une pauvre procédure judiciaire empêchant un autre de satisfaire les fans. Bien sûr je ne cautionne pas Déclics Images mais ils auront osé. Osé proposer l'intégrale de cette série mythique à faible coût. Car maintenant que la série revient dans le giron de la Toei ( giron qu'elle n'a jamais quitté), nous autres fans de la première heure, pouvons craindre le pire: Etre saignés à blanc!
Les équipes de Toei Animation vont sortir les calculettes et les équipes marketing ad hoc leur logique implacable: les trentenaires bossent,ils ont du pognon,la nostalgie n'a pas de prix,on va se faire un max de blé avec les gogos qui n'ont pas pu acheter les coffrets de Déclics. Pour info, le coffret sorti au japon en 2004 coûte 300 euros et les rares coffrets illégaux se monnayent à plus de 100 euros en vente aux enchères.
Ce soir, la nostalgie sent la gerbe et Goldorak est définitivement mort, assassiné par de petits comptables qui pour les uns -voulaient faire un coup- qui pour les autres - vont se goinfrer sur notre enfance-





